194: On fait quoi quand ça ne marche pas ?

Easy French Podcast

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Les ascenseurs, l'électricité, les voitures 🚗 ... quand tout marche bien, on n'y pense pas. Mais quand il y a une panne, c'est parfois la catastrophe 😱 ! Dans cet épisode, nous parlons de comment les Français gèrent quand quelque chose arrête de fonctionner, et nous décryptons pour vous des expressions comme "tomber en panne".

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Transcript

Intro

0:17 Hélène:
Bonjour les amis !
0:19 Judith:
Bonjour Hélène !
0:20 Hélène:
Comment ça va ?
0:22 Judith:
Ça va et toi ?
0:23 Hélène:
Ça va bien ! Alors aujourd'hui, nous allons discuter des choses qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas.
0:32 Judith:
Surtout de celles qui ne fonctionnent pas.
0:34 Hélène:
Oui. Et avant cela, nous allons écouter le message d'une auditrice qui est aussi membre de la communauté Easy French sur Discord.
0:42 Judith:
C'est parti !

Message d'un auditeur

0:43 Ava:
Bonjour Hélène, bonjour Judith. Comment allez-vous? C'est Ava. Je vous envoie un message depuis Central Park à New York pendant que je me promène ce matin. Ça me fait penser au dernier épisode du podcast et j'aimerais vous poser une question. Quelle est votre saison préférée pour faire une balade? Pour moi, c'est le printemps, parce qu'il y a tellement de choses à voir, les fleurs, les arbres en fleurs, les nuances de vert, bref, tout ça. J'adore l'énergie du printemps et le fait que tout change, mais j'aime bien aussi l'automne, surtout pour les couleurs de feuilles. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. À bientôt.
1:34 Hélène:
Merci Ava, une auditrice de New York, très sympa. Merci pour ce message.
1:39 Judith:
Qui est aussi membre de la communauté Easy French, avec qui on discute souvent sur Discord.
1:45 Hélène:
Ouais, alors très bonne question. Moi aussi, je me balade souvent. Toi aussi, Judith, on en a parlé. Et c'est vrai que le printemps, c'est une saison assez agréable pour se balader parce que, comme tu as dit, il y a beaucoup de choses à regarder, à observer. Il y a des insectes aussi, des papillons, des abeilles. Et c'est vrai que ça crée une atmosphère la balade devient une vraie activité, parce qu'on regarde tout ce qui se passe. Donc, je pense que pour me balader, ouais, le printemps, c'est ma saison préférée aussi.
2:17 Judith:
Je suis assez d'accord avec vous deux. Et je crois que le printemps est ma saison préférée, toutes catégories confondues, parce qu'il ne fait pas encore trop chaud.
2:26 Hélène:
On sait à quel point tu n'aimes pas la chaleur.
2:28 Judith:
C'est le point le plus important et il y a aussi comme Ava l'a dit c'est une période de changement et c'est plein de bonnes énergies un peu de renouveau et on sort aussi de l'hiver il fait froid, il fait gris, il pleut. Et donc c'est vraiment, un peu la saison du renouveau, de la renaissance et on est plein d'énergie, plein de motivation et plein de belles initiatives donc je vous rejoins sur le printemps.
2:57 Hélène:
Super ! Alors les amis, continuez de nous envoyer des messages et des questions, ça donne toujours des petites discussions assez sympas. Et si vous êtes prêts, on va commencer avec le sujet du jour.
3:09 Judith:
Et même si vous n'êtes pas prêts !

Le sujet de la semaine

3:15 Hélène:
Alors, je ne sais pas ce qu'il s'est passé dernièrement. C'était peut-être un alignement des planètes, mais j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de gens autour de moi qui avaient des choses cassées autour d'eux, des choses qui ne fonctionnaient pas. Alors moi, en premier lieu...
3:30 Judith:
T'étais cassée, tu ne fonctionnais pas.
3:33 Hélène:
Exactement. Je suis restée "freezée" (figée) comme sur Zoom. Plus sérieusement, c'était l'ascenseur de mon immeuble qui a cessé de fonctionner pendant deux semaines. C'était très long. On habite au troisième étage et les étages sont très hauts.
3:52 Judith:
Oh là.
3:53 Hélène:
Ouais, c'est des escaliers vraiment faits pour les personnes grandes, des escaliers néerlandais, mais vraiment, les marches sont très hautes. Donc, les monter et les descendre plusieurs fois par jour pendant deux semaines en portant des charges plus ou moins lourdes, c'était franchement une tannée, comme on dit, donc quelque chose de difficile. Et au même moment mes parents m'ont dit qu'ils n'avaient plus d'eau chaude parce que leur chauffe-eau était en panne et donc ils se sont douchés à l'eau froide pendant presque une semaine.
4:26 Judith:
Ah ouais !
4:27 Hélène:
Et toi tu m'as dit aussi que tu n'avais plus d'eau chaude à un moment.
4:30 Judith:
Oui, j'ai eu une journée sans eau chaude effectivement.
4:33 Hélène:
Et tu t'es douchée à l'eau froide.
4:35 Judith:
Et je me suis douchée à l'eau froide. Moi j'adore ça, c'est pas un problème.
4:39 Hélène:
C'est vrai ?
4:40 Judith:
Ouais j'adore me doucher à l'eau froide. Mais c'est quand même embêtant.
4:47 Hélène:
Ouais, pour la vaisselle (oui). En fait, ça m'a fait penser aussi à quand j'étais en Éthiopie, parce que j'ai voyagé plusieurs fois là-bas, puisque c'est le pays de mon conjoint. Et là-bas, comme dans beaucoup d'autres pays, c'est très courant d'avoir des coupures d'électricité et des coupures d'eau. C'est vraiment hyper habituel. Quand j'étais là-bas, bien sûr, c'était embêtant, mais les gens étaient beaucoup plus préparés (ouais). Il y avait dans toutes les maisons, tous les appartements, des immenses seaux remplis d'eau et donc s'il y avait une coupure d'eau, on pouvait utiliser de l'eau qui était déjà là.
5:22 Judith:
D'accord, de l'eau potable ?
5:24 Hélène:
Ah non.
5:25 Judith:
Ah oui, non, de l'eau pour voilà, pour se laver pour cuisiner, pour... ok.
5:28 Hélène:
Ouais, c'est ça. Et donc en fait finalement la coupure d'eau, certes c'était embêtant parce que la douche ne coule pas, le lavabo ne coule pas, le robinet ne coule pas, mais on n'est pas complètement en pénurie d'eau (oui). Et pour l'électricité, c'est vrai qu'on avait l'habitude de charger nos téléphones et nos ordinateurs tout le temps, quand c'était possible. Donc, ils étaient chargés pour s'il y avait une coupure d'électricité. Et là-bas, les gens ont simplement cette habitude, en fait. Donc, c'est vrai que c'est moins embêtant. Ça arrive plus souvent, mais quand ça arrive, c'est moins la catastrophe.
6:04 Judith:
Oui, c'est vrai qu'ici, on est vraiment complètement dépendants de ce service. Et quand il n'est plus là, et c'est rarissime, souvent, c'est un peu une petite catastrophe.
6:15 Hélène:
Oui, c'est ça. On a l'impression vraiment qu'on ne sait pas vivre, en fait, sans électricité pendant quelques heures, sans eau pendant quelques heures (oui). Je me souviens, dans mon immeuble à Paris, quand j'habitais dans le 18e, une fois, il y a eu une coupure d'eau pendant une demi-journée. Et j'ai vu vraiment mes voisins paniquer, courir au supermarché du coin, acheter des énormes packs de bouteilles d'eau, 8 litres, et les monter chez eux pour les stocker. Je me disais, waouh, c'est vraiment la panique en fait.
6:47 Judith:
Oui. C'est vrai qu'on est assez prompt à paniquer. Et là, je vois, je ne sais pas si tu as suivi les informations avec l'antavirus, ce virus qui est en train de se propager. Et j'ai l'impression qu'il y a déjà des gens qui commencent à faire des stocks de papier toilette en anticipant un prochain confinement.
7:06 Hélène:
Ah ouais. Waouh.
7:07 Judith:
Alors qu'en fait, si on a une coupure d'eau sur une demi-journée, ça arrive d'être une demi-journée pas chez soi.
7:14 Hélène:
Oui, c'est ça. Et on n'a pas besoin de faire tourner sa machine à laver tous les jours.
7:20 Judith:
Non. Ou de se doucher exactement à ce moment-là.
7:23 Hélène:
Ouais, c'est ça. Mais bizarrement, ça arrive toujours au moment on a prévu de faire la grande douche avec le shampoing, le masque.
7:35 Judith:
C'est vrai.
7:36 Hélène:
Et la panne d'ascenseur alors, à Paris ça ne m'était pas arrivé, mais ici ça m'est arrivé et c'est vrai que ne pas avoir d'ascenseur pendant deux semaines, quand on a un bébé avec une poussette, c'est vraiment une galère.
7:50 Judith:
Ah ouais. J'ai eu ça. Alors, ce n'était pas vraiment une panne parce qu'en fait, ils étaient en train de changer l'ascenseur dans mon immeuble. Mais quand même, on a eu un mois de travaux et donc pendant un mois, pas d'ascenseur. Et alors, anecdote très drôle, j'ai des voisins qui habitent à mon palier, donc à mon étage, qui ont un enfant du même âge que mon fils. Et eux avaient fait le choix de laisser leur poussette en bas, donc de laisser leur poussette au rez-de-chaussée. Moi, je trouvais ça pas très cool pour les gens qui habitaient au rez-de-chaussée d'avoir, à la sortie de leur porte, plusieurs poussettes. Donc, j'ai laissé ma poussette chez moi. Eh bien, leur poussette, qui est une yo-yo, donc la poussette qui coûte super cher et que tous les Parisiens ont, a été volée au bout d'une semaine. Ils se sont fait voler leur poussette parce qu'ils l'ont laissée au rez-de-chaussée, sans antivol, sans rien, en faisant simplement confiance.
8:43 Hélène:
Ah ouais. Oui, nous non plus, on ne l'a pas laissée en bas. On la montait à chaque fois, on la montait, on la descendait. Mais c'est vrai qu'être seul et porter un bébé et une poussette, c'est vraiment galère. C'est possible, mais c'est galère (ouais). Et descendre la poubelle, honnêtement, ça devient une activité de cardio assez intense.
9:05 Judith:
C'est surtout que j'imagine la taille des marches, effectivement.
9:09 Hélène:
Oui, elles sont vraiment très hautes. Et ça m'a fait penser aussi qu'à Paris, déjà, il n'y a pas beaucoup d'escaliers roulants, d'escaliers...
9:21 Judith:
D'escalators.
9:22 Hélène:
D'escalators, ouais, dans les métros, dans les stations de métro. Mais quand il y en a, ils sont souvent en panne.
9:28 Judith:
Et puis surtout, les poussettes sont interdites dans les escalators.
9:30 Hélène:
C'est vrai ?
9:31 Judith:
Ouais, il y a un petit pictogramme. Je pense que tout le monde s'en fout, mais en fait... Mais oui, normalement, on n'a pas le droit d'avoir la poussette dans l'escalator, c'est dangereux.
9:43 Hélène:
Ah ouais, moi j'avoue, je l'utilise tout le temps.
9:47 Judith:
Moi aussi, bien sûr.
9:48 Hélène:
La première fois, ça fait un peu peur. Et en fait, après, on comprend très vite qu'il y a une technique assez basique.
9:55 Judith:
De bloquer les roues arrière sur une marche.
9:57 Hélène:
C'est ça.
9:58 Judith:
Mais oui, c'est assez compliqué de se promener avec une poussette dans Paris quand on veut prendre le métro. J'en parlais avec une amie récemment qui a accouché, qui a un petit bébé de deux mois et demi (ouais ?). Pour qui, ça ne pose absolument pas de problème parce qu'en fait, elle sait qu'elle va se mettre en haut des marches et que quelqu'un va l'aider à un moment donné. Et moi, j'avoue que je ne suis pas très à l'aise avec cette idée de dépendre toujours des autres et que j'aimerais bien qu'il y ait simplement des ascenseurs ou des escalators plus souvent.
10:24 Hélène:
Oui, ce serait plus facile, c'est vrai. Moi aussi, souvent, je me dis ça. Je me dis qu'il y aura bien quelqu'un pour m'aider, effectivement. Mais oui, on tente un peu sa chance.
10:32 Judith:
C'est ça.
10:34 Hélène:
Les escalators ne sont vraiment pas souvent en panne ici aux Pays-Bas. Et du coup, quand ils sont en panne, ça m'énerve énormément.
10:40 Judith:
Parce qu'ils sont forts, ces Hollandais !
10:42 Hélène:
Ouais, mais alors qu'à Paris, quand ils sont en panne, c'est juste « Ah oui, ok, c'est en panne ! »
10:47 Judith:
Oui. C'est la vie.
10:51 Hélène:
Ouais, et là, mon niveau de tolérance a changé drastiquement.
10:55 Judith:
Aïe !
10:55 Hélène:
Pareil, les ascenseurs, ici, ils marchent normalement. Il y en a d'ailleurs assez souvent dans les stations de métro, et quand c'est en panne... On se sent très démuni.
11:04 Judith:
Ouais. Moi, j'ai une technique pour descendre la poussette dans les escaliers en faisant rouler la poussette et descendre les marches sur les roues arrières, marche par marche. C'est fastidieux, c'est long, mais c'est facile. Ça ne demande pas beaucoup de muscles, quoi, de force.
11:22 Hélène:
Oui, ce n'est pas comme la porter avec un enfant dedans.
11:25 Judith:
Exactement.

J'ai capté !

11:30 Hélène:
Alors, j'ai pensé qu'il serait utile pour vous, les amis, de comprendre deux expressions. La première, « tomber en panne », qu'on a déjà utilisée, je pense, un petit peu avant. Et je trouve ça assez rigolo qu'on utilise le verbe « tomber ».
11:45 Judith:
Oui.
11:46 Hélène:
Donc, c'est une chute, en fait. C'est quelque chose d'assez soudain et d'assez brutal.
11:52 Judith:
Je ne sais pas s'il y a des équivalents dans d'autres langues.
11:55 Hélène:
Je dirais qu'en anglais, c'est « to break down ». On dit par exemple « my car broke down ». Et en français, c'est « ma voiture est tombée en panne ». J'ai l'impression qu'on utilise cette expression « tomber en panne » pour les machines uniquement.
12:08 Judith:
« Mon lave-vaisselle est tombé en panne ». On peut dire « j'ai une panne d'inspiration ».
12:14 Hélène:
Ah oui, c'est vrai.
12:15 Judith:
Avoir une panne d'inspiration, c'est quand on n'a plus d'inspiration. Soudainement, il n'y a plus rien qui vient.
12:21 Hélène:
Oui, c'est vrai que c'est une autre utilisation du mot panne. Mais tomber en panne, c'est vraiment pour les machines.
12:27 Judith:
Oui, je crois aussi.
12:28 Hélène:
Et il y a autre chose. J'ai pensé à l'expression hors-service. Parce que je me dis que pour les étrangers, quand ils arrivent en France et qu'ils voient par exemple devant un ascenseur ou parfois des toilettes, un petit panneau hors-service ou même parfois HS.
12:46 Judith:
Oui !
12:47 Hélène:
Je me dis qu'ils doivent se demander ce que ça veut dire.
12:50 Judith:
C'est vrai, HS, c'est ça. Souvent, on voit H.S. ou HS. Et effectivement, ça veut dire hors-service, donc qui ne fonctionne pas.
13:00 Hélène:
C'est souvent écrit à la main, ces petits panneaux.
13:04 Judith:
Oui, parce que comme on n'est pas préparé aux pannes, on n'a pas d'affiche déjà faite pour ce genre de moment. Donc, on improvise, on prend une feuille, un feutre, un bout de scotch.
13:15 Hélène:
C'est ça. Je pense que c'est explicite ce que ça veut dire. Mais en même temps, je me dis qu'on doit avoir la curiosité de comprendre le sens réel de HS.
13:25 Judith:
Oui, ça ressemble quand même un peu à l'anglais « out of service, out of order ». Mais oui, effectivement, parfois, les gens ne s'embêtent pas à écrire les mots en entier et mettre simplement HS. Ça peut être un peu problématique à comprendre.
13:40 Hélène:
D'ailleurs, je me dis, on doit voir parfois des affiches WC-HS.
13:47 Judith:
WCHS.
13:49 Hélène:
Quatre lettres.
13:50 Judith:
Quatre lettres pour dire que les toilettes ne fonctionnent pas.

Les ondes joyeuses

13:59 Hélène:
Alors, c'est vrai que les pannes, c'est souvent embêtant, c'est souvent plus un problème qu'une solution. Mais les pannes et les choses qui ne marchent pas peuvent avoir des bénéfices insoupçonnés.
14:15 Judith:
Parfois, ça permet aussi de faire marcher sa créativité.
14:17 Hélène:
C'est vrai, effectivement. T'as un exemple ?
14:20 Judith:
Non, mais je me dis qu'on peut vite démasquer les gens qui sont débrouillards et ceux qui ne le sont pas.
14:25 Hélène:
C'est un test.
14:27 Judith:
C'est un test.
14:29 Hélène:
Et alors, je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a quelques jours, quand tu n'avais plus d'eau chaude, tu t'es donc lavé les cheveux à l'eau froide et je ne savais pas ça. Et on s'est vues en appel vidéo et après, je t'ai envoyé un message pour te dire « Comment tu as fait ? Tes cheveux sont magnifiques ! »
14:46 Judith:
C'est que je t'ai dit « J'ai laver mes cheveux, la tête en bas, avec de l'eau froide, parce que je n'avais plus d'eau chaude. » Et c'est vrai que c'est connu, les bienfaits de l'eau froide pour les cheveux. Ça les rend plus brillants. Il y a moins de frisottis, comme on dit, ces petits cheveux tout frisés, là. Et donc, oui, parfois, ça a du bon.
15:06 Hélène:
Ouais, même pour la peau, d'ailleurs.
15:08 Judith:
Ouais. Pour la circulation sanguine, aussi.
15:11 Hélène:
Ouais, et c'est vrai que quand on prend une douche froide, on se sent très frais et très propre, après.
15:16 Judith:
Ouais, et plein d'énergie.
15:19 Hélène:
Ouais. D'ailleurs, j'ai essayé, en fait, cette technique hier, je crois. J'ai pris une douche froide, et déjà, on va très vite.
15:28 Judith:
On n'a plus le temps de refaire le monde et de philosopher sous la douche.
15:32 Hélène:
On ne perd pas de temps, on va à l'essentiel.
15:37 Judith:
Savonnage, rinçage, séchage, au revoir.
15:40 Hélène:
C'est ça. Et c'est vrai qu'on se sent vraiment énergique. Ça réveille.
15:45 Judith:
Ça réveille, c'est sûr.
15:47 Hélène:
Et alors la panne d'ascenseur, c'est vrai que ça fait faire un exercice physique vraiment excellent, pour les jambes, un des meilleurs exercices, en fait.
15:56 Judith:
Ça, c'est sûr que c'est du sport, surtout avec des marches très hautes.
15:59 Hélène:
Ouais, et avec une charge (et avec une charge) de plusieurs kilos.
16:03 Judith:
D'ailleurs, quand je te disais que dans mon immeuble, ils avaient refait tout l'ascenseur, il y avait eu un mois de travaux, et donc, par la force des choses, habitant au troisième étage, j'étais obligée de prendre les escaliers. Eh bien, j'ai gardé cette habitude, je ne prends plus l'ascenseur.
16:17 Hélène:
C'est vrai ?
16:18 Judith:
Je monte toujours, quand je suis seule, quand je n'ai pas mon fils ou la poussette, je monte toujours les escaliers à pied parce qu'en fait sur trois étages c'est pas non plus très fatigant et je me dis que c'est toujours ça de pris en termes d'activité physique.
16:32 Hélène:
Ouais. En fait j'ai commencé à faire la même chose, l'ascenseur marche de nouveau mais comme toi quand je suis seule maintenant je monte à pied, ça va pas plus lentement au final, on est un petit peu essoufflé mais justement, je me dis que c'est toujours ça de pris, que c'est bien, que c'est une activité physique utile finalement.
16:52 Judith:
Ouais complètement. C'est marrant, ça me fait penser à un épisode de podcast de Easy German (ah ouais ?). Je ne sais plus quel était le thème de l'épisode, mais je me souviens que Manuel racontait qu'un oncle lui avait dit... lui avait donné un grand conseil de vie.
17:08 Hélène:
Ne prends jamais l'ascenseur.
17:11 Judith:
Qui disait, prends toujours les escaliers quand tu le peux.
17:15 Hélène:
Il faut ajouter quand tu le peux, effectivement.
17:17 Judith:
Voilà, dès que c'est possible, prends les escaliers. Et parfois, j'y pense quand je prends les escaliers.
17:26 Hélène:
Quelle sagesse.
17:27 Judith:
Je me dis, là, je ne suis pas fatiguée. C'est que deux, trois étages. En vrai, je peux prendre les escaliers. Allez, Judith, prends les escaliers.

Je râle, tu râles, nous râlons

17:41 Hélène:
Bon, c'est la fin de l'épisode. C'est le moment de se lâcher un petit peu. Il y a quand même des pannes qui sont vraiment dures et qui nous embêtent vraiment, qui nous gâchent un peu la vie. On parlait des escaliers. Et moi, ça m'a fait penser à, pendant mon voyage en Éthiopie, la dernière fois j'y étais, on habitait au 14e étage, tout en haut d'un immeuble. Et l'ascenseur était souvent en panne. Et monter ces 14 étages, franchement, ça rend fou.
18:06 Judith:
Oh mon Dieu ! Vous avez fait une pause au milieu pour vous restaurer, pour manger un petit moment. Vous avez fait une escale au sixième étage. 14 étages, c'est énorme.
18:22 Hélène:
Et ça tourne en plus et vraiment, ça fait mal à la tête.
18:25 Judith:
Donc, vous avez les monter plusieurs fois ?
18:28 Hélène:
Ouais.
18:28 Judith:
Bien évidemment.
18:29 Hélène:
Ça dissuade vraiment, vraiment de sortir. C'est insupportable de monter et de descendre 14 étages.
18:36 Judith:
T'imagines, t'as oublié ton parapluie. Non, c'est un vrai problème d'accessibilité, même pour les personnes âgées, effectivement. Par exemple, je sais que la dame qui garde mon fils vit dans un immeuble qui n'est pas en très bon état et dans lequel l'ascenseur est souvent en panne. Et donc, bien évidemment, elle habite au quatrième étage. Il faut monter la poussette, mon fils. Alors, elle a souvent soit son mari, soit ses enfants qui sont pour l'aider avec la poussette. Donc, elle arrive quand même à sortir. Mais pour des personnes isolées, pour des personnes qui ont des problèmes de mobilité, en fait, quand l'ascenseur tombe en panne, c'est un peu un monde qui s'écroule.
19:15 Hélène:
Oui, c'est vraiment la possibilité d'avoir une vie en dehors de chez soi qui s'arrête.
19:20 Judith:
On est un peu enfermé chez soi.
19:22 Hélène:
Oui.
19:23 Judith:
Je ne sais pas trop comment c'est dans tous les immeubles, mais j'ai vraiment l'impression que ça met aussi l'accent sur les injustices sociales qu'il peut y avoir, parce que tous les immeubles ne sont pas entretenus de la même façon (ouais). Et souvent, des immeubles il y a des populations pauvres, âgées, isolées, vulnérables, sont souvent les immeubles qui sont le moins bien entretenus. Et oui, en fait, on ne se rend pas compte, mais c'est hyper important d'avoir un ascenseur qui fonctionne.
19:52 Hélène:
Totalement. Bon, alors, si vous êtes réparateur d'ascenseurs, réparez les ascenseurs. Et aussi, si vous êtes voisins de personnes qui ne peuvent pas beaucoup se déplacer, ont du mal à porter des choses et qu'il n'y a pas d'ascenseur chez vous, on vous invite et on s'invite aussi.
20:11 Judith:
On s'invite aussi. Nous ne sommes pas donneuses de leçons.
20:14 Hélène:
Exactement. On s'invite à se rappeler de les aider quand on peut.
20:17 Judith:
Et sur ces belles paroles, Hélène, nous allons passer au bonus.
20:21 Hélène:
Et pour ceux qui ne sont pas membres, on vous dit à la semaine prochaine.
20:25 Judith:
Au revoir.

Le bonus

20:36 Hélène:
C'est peut-être pas un souvenir agréable, si ça t'est déjà arrivé, mais je vais quand même te poser la question. Est-ce que tu es déjà restée coincée dans un ascenseur ?
20:44 Judith:
Jamais.
20:45 Hélène:
Oh !
20:45 Judith:
Et je n'ai aucun problème avec cette idée.
20:48 Hélène:
Ah ouais ?
20:48 Judith:
Ouais. Je me dis que je vais attendre et qu'un réparateur va arriver et voilà, je n'ai pas ni de claustrophobie ni d'anxiété par rapport à ce sujet. Par contre, j'ai bien évidemment l'angoisse absolue...
20:59 Hélène:
D'être coincée avec ton fils.
21:01 Judith:
Exactement.
21:04 Hélène:
Le cauchemar !
21:06 Judith:
Le pire cauchemar sur Terre. Et tu sais que ça m'est déjà arrivé de me dire, quand il était tout bébé, heureusement que j'allaite, parce que si je suis un jour coincée avec mon fils dans un ascenseur et que je n'ai pas de poudre pour faire des biberons, je peux quand même lui donner à manger toute la journée. Même si je suis coincée toute la journée, ça va.
21:24 Hélène:
Oui, c'est vrai. Moi, j'étais terrifiée de me coincer dans l'ascenseur le jour je suis allée à l'hôpital pour accoucher. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette pensée avant de monter dans l'ascenseur. Et si on reste coincés... ça m'a stressée, mais j'étais trop mal pour descendre à pied, donc j'ai pris le risque.
21:42 Judith:
Et toi, tu as déjà été coincée dans un ascenseur ?
21:45 Hélène:
Non, en fait, je ne m'en souviens pas. Ou alors, c'était quelques minutes, mais vraiment pas quelque chose de marquant. Pas au point d'avoir besoin d'appeler à l'aide. Parfois, ça se coince et puis finalement, ça remarche tout seul. Mais l'ascenseur, chez mes parents, est très vieux. Ils habitent dans un immeuble vraiment ancien, un peu décrépit. Et l'ascenseur, c'est vraiment une machine qui a l'air de dater du 19e siècle. Très petit, très bruyant, pas du tout rassurant. Donc, ils ne le prennent jamais, en fait. Ils ont trop peur. Et ma soeur est restée coincée une fois. Et la pauvre, elle avait tellement envie d'aller aux toilettes.
22:20 Judith:
Oh ! J'ai pensé à ça aussi. J'y ai déjà pensé. Je pense que ce serait le seul problème, effectivement. C'est être coincée dans un ascenseur alors qu'on meurt d'envie d'aller aux toilettes. Là, je pense que ça peut être très problématique.
22:34 Hélène:
Ouais, c'était dur. Elle est restée une heure et demie comme ça. Et elle était entre deux étages. Donc, on pouvait lui parler. On voyait le haut de... Parce qu'en plus, il y a une vitre donc on pouvait la voir et lui parler mais le bas de son corps était à l'étage d'en dessous. (Oh mon dieu !) C'était drôle un peu mais pas hyper agréable, ouais. Et aussi il y a un artisan qui est venu faire des travaux chez mes parents et le pauvre il avait oublié un outil en bas et il est reparti le chercher et quand il est remonté en ascenseur il est resté coincé une heure (Oh mon dieu !) le pauvre.
23:11 Judith:
Comme quoi ne soyez pas fainéant. Prenez les escaliers.
23:14 Hélène:
Ouais, quand c'est possible.
23:15 Judith:
Quand c'est possible. Dès que vous le pouvez.
23:18 Hélène:
Et tu préférerais être coincée seule ou avec quelqu'un que tu connais pas ?
23:22 Judith:
Ah bah seule. Quelle question, t'imagines Hélène !
23:25 Hélène:
Non, mais je sais pas, seule ça peut être angoissant aussi.
23:28 Judith:
Moi, vraiment, je n'ai aucune angoisse à l'idée d'être coincée dans un ascenseur. Je veux dire, à un moment, quelqu'un va venir et va le décoincer, quoi.
23:37 Hélène:
Ouais, être coincée avec un inconnu, surtout dans un petit espace comme ça, avec un miroir.
23:44 Judith:
Déjà, moi, un trajet d'ascenseur, même de trois étages, je trouve ça pas embêtant, mais c'est un petit challenge, quoi, de devoir papoter l'air de rien.
23:56 Judith:
Alors rester une heure coincée avec quelqu'un. Bon j'imagine que ça rapproche.
23:59 Hélène:
Ouais c'est clair. Et t'as déjà été en panne en voiture ?
24:04 Judith:
Alors j'ai déjà eu une grosse panne. Quand j'étais à Madagascar avec la famille de mon ancien copain qui avait une partie de sa famille qui était malgache. Et donc on était allé leur rendre visite. Et en fait à un moment on est dans une grosse camionnette. C'est pas une voiture, c'est vraiment une grosse camionnette. Et on passe par un endroit et quelqu'un dit, Hélène je te le promets, quelqu'un dit, il ne faut pas qu'on tombe en panne ici, c'est très dangereux. Il y a des voleurs, il y a des espèces de brigands qui peuvent attaquer, voler les choses dans les voitures. La personne dit ça, on passe le tournant et la camionnette tombe en panne.
24:39 Hélène:
Oh là, mais ce n'est pas possible. Vraiment l'oiseau de mauvaise augure.
24:45 Judith:
Vraiment, parfois, il y a des gens qui devraient se taire.
24:48 Hélène:
C'est dur de ne pas en vouloir à la personne.
24:52 Judith:
Donc moi, j'avoue, j'ai un peu paniqué. Et alors, il s'est passé ce qui se passe souvent dans des pays pauvres en voie de développement. Des gens se sont arrêtés, ont regardé avec nous ce qui ne marchait pas dans la camionnette. Et il se trouvait qu'une pièce manquait. Une pièce, une espèce de boulon, quelque chose était parti de la voiture, du bas de la voiture. Et ces mêmes personnes qui s'étaient arrêtées avaient cette pièce en stock dans leur voiture et nous l'ont donnée, ont réparé la voiture et on a pu repartir.
25:20 Hélène:
Incroyable, la chance !
25:22 Judith:
Ouais. Mais ce qui ne serait bien évidemment jamais arrivé en France. Mais bon, en même temps, on a un service de dépannage, une dépanneuse serait venue, etc. Mais là, au final, très rapidement, le problème a été résolu juste avec de l'entraide.
25:36 Hélène:
Et beaucoup de chance.
25:37 Judith:
Et beaucoup de chance, non, non, beaucoup de chance et de l'entraide. Mais beaucoup de chance, mais je ne sais pas. Parce que personne n'avait l'air surpris de la situation, en fait. Je pense que si eux avaient vu une voiture sur le bas-côté, il se serait arrêtés de la même façon et se serait dit de toute façon en fait je suis obligé d'être solidaire parce que j'ai besoin de la solidarité des autres aussi en retour.
25:59 Hélène:
Oui c'est un système, en fait.
26:00 Judith:
Voilà en fait c'est un système c'est ça, c'est pas tant de la chance que c'est un système qui fonctionne avec, voilà, ses forces et ses faiblesses mais c'est un système comme un autre.
26:08 Hélène:
Ouais exactement. Alors les amis, n'hésitez pas à nous envoyer un message vocal sur easyfrench.fm pour nous partager vos histoires de panne.
26:16 Judith:
Ah ouais !
26:17 Hélène:
Drôle ou stressante. Bonus si l'histoire implique de parler français.
26:24 Judith:
Ah ça ce serait très drôle.
26:25 Hélène:
Coincé dans un ascenseur avec quelqu'un qui ne parle que français.
26:30 Judith:
Et qui est malpoli. Bon les amis on vous dit à la semaine prochaine, on a hâte en tout cas de discuter de ce sujet avec vous sur Discord.
26:39 Hélène:
Merci pour votre écoute et à bientôt.
26:42 Judith:
Au revoir.